Albert interroge sans cesse le rapport de la parole au corps, de l’invisible au visible, de l’indicible à ce qui est raconté. Il cultive une disponibilité maximum au présent.
Enfant, nourrit par les contes, il s’invente des mondes fantastiques, des univers oniriques. Il anime des parties de jeux de rôles où les lieux s’installent et les personnages prennent vie par la seule force de la parole. Il s’essaye au théâtre et s’investit dans la reconstitution médiévale ; il y rencontre Nicole Chiapello, conteuse au regard puissant et bienveillant qui le mettra sur le chemin du conte.

Ses études et ses activités dans l’animation socioculturelle, ses engagements politiques, son goût pour le théâtre de rue et pour la jonglerie vont nourrir sa pratique. Il se forme auprès de Gilles Bizouerne et d’autres, tout en continuant une recherche en autodidacte et en collectif.
Il cofonde l’OGRE (Organisation Gigantesque de Raconteurs Expérimentateurs) un groupe de recherche fondamentale autour du conte dont deux des piliers sont l’improvisation et l’autoformation.

Il développe une approche très corporelle et spontanée des récits, y ajoutant parfois manipulation d’objets, jonglage ou percussions. Féru de musique, il collabore avec différent.e.s musicien.ne.s. Naturellement, il rejoint les conteur.se.s du Musée de la musique ; il y fait la rencontre de Jaafar Aggiouri avec qui il créé Balbek.
Il croit en la capacité du conte de créer des espaces de liberté et de transformer les êtres.

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Crédit photo – David Sandoz