Quand elle était étudiante en Histoire de l’Art à l’Ecole du Louvre, Delphine ne s’intéressait pas à l’Histoire, elle dessinait dans son carnet, un peu désœuvrée devant l’éloquence des toiles…
Quand elle a fait ensuite des Lettres Classiques à la Sorbonne, elle n’arrivait pas plus à rester en place derrière son bureau, à moins qu’il ne s’agisse de traduire L’Iliade pour suivre dans le sable des pages la trace légère des pieds d’Achille.
Alors Delphine a fait du théâtre.
Mais quand elle a eu fini l’Ecole du Théâtre National de Chaillot pour devenir comédienne, Delphine a fait de la mise en scène. La Jeune Fille, le diable et le moulin, adapté du conte La Jeune Fille sans mains par Olivier Py, est son premier spectacle. Bien sûr elle repère alors La Maison du Conte où à l’époque (2005 sans doute) a lieu le premier Labo mais bêtement elle se dit : “Conteuse ? Seule en scène ? Sans texte ?
Non : Chevilly, c’est trop loin” (elle habitait encore Paris).

Quinze ans plus tard Delphine vit dans la Manche où la nature et les éclaircies s’offrent chaque jour un peu plus belles. Il lui fallait ces silences et ce rythme lent des campagnes pour trouver ses chemins d’expression et comprendre que le conte lui offrait la possibilité de suivre toutes les voies qu’elle avait explorées sans en exclure aucune : lire, chercher, écrire, inventer, jouer, raconter, mettre en scène… dessiner… voyager…
Il lui manquait cependant “l’oralité” : le Labo en 2020 c’était pour elle le bon sujet, au bon moment. Et Chevilly, à bien y réfléchir, n’était pas si loin.

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