Philippe Imbert est né dans une famille du sud, sud de la France, sud de l’Europe. Une famille ou s’est mélangée l’Andalousie, la Toscane et le Queyras. Une famille ou la parole est là, vivante et passionnée.
On y raconte ni contes, ni légendes mais l’histoire de la famille, des histoires d’exil, de départs, de voyage, des histoires de là bas.
« C’est là que j’ai commencé à raconter, aimer être écouté » dira Philippe et d’ajouter « La vie fait le reste. Un jour j’ai quitté la Provence et je suis venu à Paris, j’étais travailleur social mais je voulais être danseur de flamenco et puis je suis devenu conteur ! »
Il y a aussi sa rencontre avec Gilles Bizouerne qui lui fait découvrir l’univers du conte.
Ce que Philippe aime c’est jouer avec le langage, se laisser emporter par son imaginaire, créer sa propre parole, raconter avec ses mots, ses gestes, son accent, dans une espèce de liberté totale.

« Ce qui me plaît dans le conte, c’est le côté passeur d’histoires.
C’est l’idée de transmettre une culture orale qui nous vient de loin, de si loin qu’on ne sait même plus d’où !
Alors nous, les passeurs d’histoires, il faut qu’on raconte, qu’on raconte jusqu’à plus soif pour qu’après nous, on raconte et on raconte encore. »